SAGUENAY-LAC-ST-JEAN
PERSONNALITÉS D'AFFAIRES
Fière promotrice et gestionnaire principale de À l’Orée des Champs, Myriam a la tête pleine de projets et poursuit la route de son accomplissement personnel et professionnel.
La petite fille du coin
Quatrième des sept enfants, Myriam Larouche passe son enfance sur la ferme avant d’étudier en nutrition à l’Université Laval à Québec. Elle occupe différents emplois en vente et marketing pour des entreprises pharmaceutiques. Mère de deux jeunes garçons, elle entreprend avec son conjoint et sa petite famille, un grand voyage qui les mènera en Australie et en Asie pendant plus de 6 mois. Ayant un éternel besoin de créer, de suivre ses passions et d’en faire profiter son entourage, madame Larouche revient « à la maison » et s’associe à son frère afin de développer un concept de restauration champêtre connu sous le nom « À l’Orée des Champs ».
Une femme expérimentée
Le cumul de ses années d’expérience au sein de grandes entreprises a permis à madame Larouche de développer plusieurs aptitudes pour la gestion des affaires, notamment au niveau de la vente, de la négociation et de la gestion stratégique de budgets en plus de gérer des équipes. Myriam a également profité de sa lancée pour développer ses compétences en formation, en marketing et en tant que formatrice. Toutes ces expériences ont donc permis à cette femme ambitieuse d’être rendue où elle est aujourd’hui. Et selon ses propos, ce n’est que le début puisqu’elle a toujours beaucoup de beaux projets en tête.
La volonté constante de voir plus loin
C’est une femme fort dynamique qui nous transmet avec passion tous les plans qui lui trottent dans la tête depuis des années. Entrepreneure et gestionnaire dynamique, orientée sur l’action et les résultats, Myriam Larouche a toujours démontré de fortes aptitudes interpersonnelles et de leadership. L’intégrité, le respect et la qualité de l’intervention sont les valeurs clés qui motivent chacune de ses implications professionnelles.
« Je suis une grande passionnée pour qui le besoin de créer est grandissant. C’est cette force intérieure qui m’a toujours poussée à réaliser mes rêves et me dépasser constamment. Cela m’aura permis en octobre 2007 de faire le grand saut et quitter l’industrie pharmaceutique, dans laquelle j’œuvrais depuis près de 15 ans, pour me lancer dans un projet audacieux au sein de l’entreprise agricole familiale, située à Saint-Nazaire ».
Un retour aux sources
Nutritionniste de formation, madame Larouche n’a pas hésité, au cours des années, à parfaire ses connaissances et ses aptitudes en marketing et en gestion pour ne citer que ces thèmes. Plus récemment, elle porte un grand intérêt envers l’agrotourisme et décide de suivre des formations directement orientées sur le sujet en plus de compléter une série de formations en cuisine à l’Académie culinaire. « La tendance populaire s’oriente de plus en plus vers l’alimentation saine, avec des aliments de qualité et les goûts des gens se raffinent. C’est pourquoi la création d’une “table champêtre” était devenue un incontournable », souligne Myriam Larouche.
Optimiser la production familiale
À la base, la famille Larouche évolue depuis trois générations dans l’élevage d’agneaux. Pour Myriam Larouche, l’occasion était donc excellente pour joindre la fine cuisine de ces agneaux et les produits du terroir régional. « Nous avons déjà une viande de grande qualité. Nous avons donc choisi de la transformer ici et de la faire connaître au plus grand nombre de gens possible. Nous avons développé des partenariats avec des entreprises agroalimentaires régionales telles que des fromageries, des « mielleries », des chocolateries et nous développons un menu unique en son genre » affirme-t-elle avec fierté. Le milieu régional est donc mis en valeur de belle façon.
Une culture culinaire qui gagne à être connue
La culture culinaire d’ici n’est pas encore très développée pour ce genre de produits. La clientèle semble toutefois de plus en plus ouverte à ce type de gastronomie. Il n’est pas toujours facile de changer les habitudes alimentaires des gens d’ici, mais, selon madame Larouche, la population régionale est de plus en plus ouverte à développer ses goûts. « À l’Orée des Champs, c’est d’abord les plaisirs de la table ! Une cuisine du terroir, délicieuse et raffinée qui a charmé tous les gens qui l’ont essayé », lance-t-elle avec une fierté et un dynamisme contagieux.
Confortablement attablé devant un excellent repas au restaurant Pacini du boulevard Talbot à Chicoutimi, l’éditeur du journal Informe Affaires a recueilli les propos de M. Richard Gaudreault, président de l’entreprise Paramedic de Saguenay.
Créer son propre emploi plutôt que de quitter la région
Cette organisation en forte croissance, spécialisée en distribution de fournitures médicales et de premiers soins, fêtera ses 25 ans en 2012. Richard Gaudreault, fondateur du réputé établissement, est très fier de l’évolution de Paramedic, dont les premiers pas ont été réalisés dans le sous-sol de la résidence de ses parents. Mentionnons tout d’abord que M. Gaudreault est diplômé de l’UQAC en science sociale et gérontologie. En 1984, lorsqu’il quitte les bancs d’école, il a la ferme intention de faire carrière dans la région.
Comme les perspectives d’emploi sont, à ce moment, peu reluisantes au Saguenay-Lac-Saint-Jean il envisage la possibilité de se lancer en affaire. En 1985, il bénéficie du programme « Jeunes entrepreneurs » du gouvernement du Québec. Il s’agit essentiellement d’un support au lancement d’entreprise sous la forme d’aide, ou de conseils de la part de spécialistes des questions légales et financières. En 1986, il se sent prêt. Il fonde son entreprise de ventes de produits d’aide à la mobilité que sont les béquilles et les cannes. Les débuts sont difficiles, mais prometteurs. Il démarre le commerce avec un maigre cinq mille dollars en poche. Seul à voir à tout, il développe sa clientèle dans les centres gérontologiques et les hôpitaux de la région.
Une croissance rapide basée sur l’innovation
Les affaires se développent à un bon rythme puisque dès 1987 Richard Gaudreault doit installer son entreprise sur le boulevard Harvey dans l’arrondissement de Jonquière. Cette année-là, la compagnie Paramedic inc. est légalement créée. Plusieurs autres produits médicaux sont progressivement ajoutés au catalogue, tandis que quelques collaborateurs sont embauchés pour supporter le développement de la clientèle. En 1992, M. Gaudreault se porte acquéreur de son propre édifice commercial et commence à y développer des trousses de survie et de nombreux produits à valeur ajoutée, sous la marque Paramedic.
À partir de cette époque, beaucoup d’expérimentation et de développement permettent à l’entreprise « d’attaquer » l’immense, mais difficile marché des chaînes de pharmacie. C’est avec le groupe Familiprix que l’aventure extrarégionale de Paramedic débute. Richard Gaudreault précise : « On a testé et évalué beaucoup de produits et on continue à le faire aujourd’hui, nous sommes constamment à la recherche de nouveautés. » C’est d’ailleurs ce qui a incité notre homme à se lancer dans la vente d’appareils de luminothérapie, à une époque où cette technologie était à peu près inconnue au Québec. Il ajoute une lueur de fierté dans le regard : « Mon côté innovateur m’a beaucoup aidé, cependant je me suis toujours entouré de collaborateurs de grande qualité. »
Une tragédie qui se transforme en tremplin
En 1999, c’est la catastrophe, alors qu’un incendie détruit entièrement les locaux de Paramedic. Cependant, il n’y a pas de temps à perdre, l’entreprise doit rapidement renaître de ses cendres puisque les compétiteurs sont à l’affut. Richard Gaudreault réinstalle son établissement dans le secteur Kénogami dans 2 grandes bâtisses. La tragédie a sans doute stimulé les troupes, puisqu’après quelques années, l’espace vient à manquer. En 2004, Paramedic déménage donc, pour la troisième fois, dans un édifice spacieux et doté d’une magnifique salle de montre. À cette époque,le marché canadien s’ouvre de plus en plus à l’entreprise.
Richard Gaudreault et son équipe cherchent continuellement à dénicher de nouveaux produits distinctifs pour combler les besoins de ses clients. En 2006, après avoir bien analysé la problématique liée à l’insomnie et la fatigue chronique, il fonde la Clinique du sommeil. Cette approche révolutionnaire, permet d’analyser et de traiter l’apnée du sommeil et certains troubles respiratoires, qui touchent près de 25% de la population. Ce laboratoire original fait des petits, puisqu’une Paramedic offre maintenant son expertise dans la région de Québec et en Abitibi.
La passion de créer et de s’accomplir
Celui qui n’hésite pas à affirmer « moi je carbure aux projets » parle de son « dernier-né » avec une grande fierté. Il vient, en effet, de créer la firme Medigescor, une entreprise spécialisée, dans la fabrication, la vente et l’installation de rails et de moteurs de lève-personne. Ces équipements haut de gamme permettent de déplacer les patients confortablement et sans effort dans les cliniques et les hôpitaux. Le Groupe Santé Paramedic comprend aujourd’hui 3 divisions qui comptent quelque 40 passionnés de la santé. Richard Gaudreault parle de son équipe avec chaleur et insiste pour dire que les ressources humaines sont la clé de son succès.
Le fondateur de Paramedic s’est impliqué aussi dans de nombreuses organisations. Il relate ses deux années de présidence, qu’il vient de terminer, auprès du Groupement des chefs d’entreprise du Québec, division Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pour Richard Gaudreault, cette association a été très profitable. Il évoque la grande satisfaction de côtoyer des propriétaires d’entreprises qui vivent les mêmes difficultés et qui ont un désir commun d’échanger leurs solutions, dans un esprit de partage et de générosité.
Comme d’autres l’ont souligné également dans la rubrique « Personnalité Informe Affaires », le président de Paramedic clame sa fierté d’être un entrepreneur et un créateur d’emploi. Il insiste pour dire, cette « vocation » doit être davantage valorisée, si on veut assurer la pérennité de notre économie. Il termine sur cette note positive relativement à la relève du monde affaires qui s’installe : « Être entrepreneur, c’est la liberté. Et la génération qui pousse a besoin de beaucoup de liberté »

Informe Affaires: Pouvez-vous nous donner les grandes lignes de votre cheminement de carrière.
Martin Bergeron: D’abord, j’ai complété mes études universitaires en comptabilité ici même, à l’Uqac. Au lendemain de ma sortie de l’école, je débutais ma carrière en comptabilité chez un concessionnaire automobile de la région. Quelques mois plus tard, en 1982, j’ai eu l’opportunité de faire mon entrée ici, chez Promutuel, avec une organisation beaucoup plus modeste.
M. Gilles Émond fondateur de Meubles Gilles Émond de St-Cœur-de-Marie a généreusement accepté d’interrompre son excursion annuelle de chasse, pour nous rencontrer et nous livrer quelques confidences sur son parcours d’affaires exceptionnel.
Gilles Émond est volubile. Il est fier de la réussite de son entreprise et avec raison. Celui qui a fondé Meuble Gilles Émond en 1974, peut s’enorgueillir d’offrir aujourd’hui un des plus beaux concepts de commerce de meubles et d’électroménagers en province. Qui plus est, cet établissement très couru dans la région, a pignon sur rue « en campagne » dans la petite municipalité de St-Cœur-de-Marie, au Lac-St-Jean.
La meilleure école de vente
Il en a fallut du travail et de la persévérance pour en arriver là. Fils de M. Oscar Émond, un marchand général de la petite municipalité, Gilles Émond commence son apprentissage du commerce dans le magasin familial. À 20 ans, comme il veut augmenter ses revenus, il décide de devenir représentant pour les produits Familex. De 1966 à 1974 il fait donc du porte à porte pour gagner sa vie. C’est un travail difficile mais il s’agit d’une fantastique école de vente. En 1971, il unit sa destiné avec Noëlla Munger. Ils auront 4 enfants, 3 filles et un garçon.
S’approprier le rêve de papa
Cependant, Gilles Émond a hérité du rêve de son père : Posséder un magasin de meubles. En 1974 Il décide, avec la complicité de son épouse, d’acquérir un magasin d’ameublement récemment ouvert à St-Cœur-de-Marie. Le commerce, plutôt moribond, est à vendre pour le prix de l’inventaire soit 31,000 dollars. Le couple se met à la recherche de financement mais les banquiers sont sceptiques. Ils frappent à plusieurs portes avant de réaliser qu’ils ont besoin d’une mise de fond substantielle. À contrecœur, ils se serviront de la valeur de la maison que Gilles Émond a bâtie de ses mains, pour obtenir le prêt nécessaire au démarrage.
Une progression constante basée sur l’écoute
Meubles Gilles Émond est lancé. Les premières années sont difficiles mais la progression des ventes est constante. Plusieurs réaménagement et rénovations sont réalisés pour répondre à la demande de la clientèle. Tant et si bien qu’en 1992, malgré une compétition féroce et l’attrait des consommateurs pour le magasinage en ville, l’établissement termine son année avec des ventes record de 2,7 millions de dollars. Le secret du succès de Gilles Émond : Très bien traiter ses employés et porter une grande attention à ses clients. « Lorsqu’un consommateur nous rapporte un problème, le mot d’ordre est de le régler rapidement, directement avec le conseiller aux ventes. » Bien sûr, les produits vendus par l’entreprise sont d’excellente qualité. Gilles Émond se fait d’ailleurs un devoir d’offrir en priorité les plus beaux produits canadiens et québécois en matière d’ameublement.
Le tsunami venu du sud
En 1993 Gilles Émond, comme nombre de ses collègues au Saguenay-Lac-St-Jean doit faire face à l’arrivée d’un joueur redoutable dans tout le Québec. Selon M. Émond,les années qui suivent l’ouverture du commerce Ameublement Tanguay à Chicoutimi voient la fermeture de quelques 30 magasins de meubles et d’électronique partout en région. Du jour au lendemain, le chiffre d’affaire de Meuble Gilles Émond est réduit de moitié. Malgré cette catastrophe, l’entreprise de St-Cœur de Marie résiste. Le fondateur explique pourquoi : « Ce qui m’a sauvé, c’est que je n’avais aucune dette. J’ai toujours progressé en réinvestissant les profits. Tout l’inventaire du magasin était payé, ce qui nous a permis de passer au travers de la crise. »
S’assurer de demeurer compétitif et à la page
Après cette période critique, le chiffre d’affaire de Meubles Gilles Émond se remet à croître. À la tête d’une équipe chevronnée, notre homme s’assure de se distinguer de la compétition en offrant des produits distinctifs et une grande variété de meubles et d’électroménagers. Gilles Émond surveille non seulement les compétiteurs mais garde un œil critique sur ses fournisseurs. Ceux-ci doivent être honnêtes et équitables dans la gestion des promotions et exclusivités. Gare à ceux qui dérogent à cette règle puisque le patron à la mémoire longue.
Pour faire face à la demande, le magasin devra même être agrandi et réaménagé 14 fois!. En 2001 Gilles Émond renouvelle la façon de présenter l’ameublement à la clientèle. Il investit une somme importante dans la mise en place de sections de murs finement décorés. Ces aménagements innovateurs mettent grandement en valeur les produits car ils donnent l’impression de se trouver dans les pièces d’une véritable et magnifique résidence. Le concept fait un malheur et la réponse des consommateurs est à la hauteur des investissements.
Investir en pensant à la relève
En 2008, Gilles Émond commence à se retirer progressivement de l’entreprise. La relève est en place, puisque son fils François s’installe aux commandes de l’`établissement. Cette année là, pour saluer le changement de direction, Meuble Gilles Émond dévoile à la clientèle un magasin agrandi et rénové. L’investissement de près d’un million de dollars porte la surface du commerce à 50,000 pieds carrés et en fait un des plus beaux magasins de meubles du Québec. Ces efforts portent fruits, puisqu’aujourd’hui le chiffre d’affaire de l’entreprise dépasse les 8 millions de dollars. M. Émond est fier de souligner : « Nous livrons 4 camions de meubles au Saguenay par semaine. »
Une retraite à l’image de sa carrière
Pour Gilles Émond, la retraite c’est surtout faire confiance à la relève tout en s’occupant ailleurs. Ce passionné de plein-air, de chasse, de pêche a toujours été très actif dans son milieu de vie et dans l’économie locale. Aujourd’hui, même s’il est moins impliqué, ses concitoyens peuvent toujours compter sur lui. Il dit rarement non à une demande raisonnable.
En 1974, lors de la création de l’entreprise, notre fondateur n’avait pas d’autres objectifs que de faire vivre sa famille. Aujourd’hui la réussite de Meubles Gilles Émond représente, pour toute la région, un formidable exemple de persévérance, de ténacité et de leadership. Et vous savez quoi? Gilles Émond rêve d’un quinzième agrandissement… pour les 40 ans de l’entreprise, en 2014!

Régent Pelletier est fébrile et pour cause. Lors de son Gala qui s’est tenu le 27 avril dernier, la chambre de commerce de Saguenay vient de lui décerner le prix « Industrie et transformation » ainsi que le prix très convoité de « l’Entreprise de l’année ». C.R.O.I., une entreprise qui a le vent dans les voiles, fabrique des sièges ergonomiques pour différents véhicules, des postes de travail et des cabines industrielles étudiés pour préserver la santé des travailleurs. L’expertise de C.R.O.I. s’est développée également du coté du transport ferroviaire avec la remise à neuf et l’entretien de wagons de transport industriels et commerciaux.
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