RIVE-SUD
PERSONNALITÉS D'AFFAIRES
André Simard, l’homme aux mille passions
Parfois la vie nous réserve de belles surprises et nous amène sur des chemins sur lesquels nous n’aurions jamais imaginé y marcher. C’est le cas d’André Simard, directeur général de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec, dont la vie professionnelle a bifurqué au gré des opportunités qui se sont présentées à lui. Informe Affaires vous dresse le portait de cet homme passionné qui croit énormément en la jeunesse.
M. Simard, vous avez une formation en médecine vétérinaire et vous possédez également un diplôme d’études en administration publique. Comment êtes-vous passé de vétérinaire à directeur de l’ITA?
Je dois dire qu’en début de carrière, rien ne laissait présager que j’allais un jour devenir directeur général d’un établissement collégial. En fait, je n’ai fait aucune étude en enseignement et je n’ai même jamais enseigné de ma vie! J’ai commencé à travailler au Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation en 1980 comme cadre.
En 1996, comme l’ITA (Institut de technologie agroalimentaire du Québec) relevait du MAPAQ, on m’a proposé le poste de directeur général à La Pocatière. Il faut se rappeler qu’à cette époque, il existait deux ITA : l’un à St-Hyacinthe et l’autre à La Pocatière. Ce n’est qu’en 2003 qu’il y eu une fusion entre les deux instituts. Maintenant, l’ITA possède 2 campus.
Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans cette aventure?
Je tiens juste à mentionner que je ne suis pas une personne très carriériste. En fait, depuis le début de ma carrière, la vie m’a offerte de belles opportunités et je les ai saisis. Je trouve que c’est un beau secteur celui de l’éducation, car c’est de l’avenir! Ce qui est bien ici à l’ITA, c’est que la majorité des jeunes qui y étudient ont déjà orienté leur carrière vers une technique. Ils arrivent donc au Collège très motivé!
Je suis continuellement dans un environnement plein de jeunesse, donc rempli d’espoir et surtout tourné vers l’avenir. D’ailleurs, ce qui me réjouit c’est l’attitude positive des étudiants. Ils savent qu’ils n’ont pas choisi un milieu nécessairement facile. Lorsqu’on les questionne à ce sujet, ils répondent spontanément qu’ils regardent leurs parents et qu’ils ne sont aucunement découragés. Ce sont des jeunes passionnés! Et il me semble qu’on vieilli moins vite à leur contact : on puise dans cette belle énergie! Ils sont une belle source de motivation.
Vous semblez très fier de l’Institut!
Oui très! D’autant plus que d’année en année, nous avons la chance d’avoir une belle qualité de jeunes entre nos murs, remplis d’initiative et d’ambition! Et c’est une chance unique pour moi de diriger une aussi belle école qui va fêter en 2009 ses 150 ans! Imaginez! C’est une réelle fierté de travailler dans une organisation qui a autant d’histoire et qui a contribué à épauler l’agriculture un peu partout à travers le Québec.
D’ailleurs, au mois de novembre, nous allons enfin dévoiler la programmation complète des festivités entourant l’événement et la présenter aux médias lors d’une conférence de presse. On a travaillé en collaboration avec la ville de La Pocatière. Cela étant dit, je nous trouve très choy, car la Ville a beaucoup travaillé avec nous pour cet événement d’envergure.
NB : L a Ville de La Pocatière a entre autres confirmé qu'un programme d'aide financière sera mis en place pour soutenir les organismes et les associations qui désirent organiser des activités pour souligner les 150 ans de L'ITA, campus de La Pocatière.
Monsieur Simard, vous êtes le directeur général de l’ITA depuis une douzaine d’années. Selon vous, qu’avez-vous apporté à l’ITA depuis votre arrivée?
Eh bien, à la fin des années 80, lorsque j’étais cadre au gouvernement, je suis parti 2 ans en Afrique, plus précisément au Congo, dans le cadre d’un programme financé par l’ACDI (l'Agence canadienne de développement international). Durant ces années, j’ai pratiqué comme vétérinaire en santé animale. Je devais entre autres vacciner des bovins. Cette expérience m’a apporté une belle ouverture sur le monde.
Quand j’ai commencé comme directeur général, je me suis souvenu de cette expérience. L’ITA offrait des stages à l’étranger, mais disons que j’ai poussé pour que cette avenue soit encore plus développée. Maintenant, il y a beaucoup plus de projets de coopération internationale sous l’angle de la formation.
A quels endroits ont lieu les projets de coopération internationale?
Ils ont lieu en Europe, en Afrique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Dans la majorité des cas, ce sont des stages de 4 à 12 semaines que les étudiants réalisent individuellement. Dans certains cas, il y a des séjours de groupe qui sont organisés. Ces derniers sont d’une durée de 3 semaines. Les stages sont réalisés en entreprise en collaboration avec les institutions partenaires. Inversement, l'ITA assure l'encadrement des stages des candidats étrangers.
En plus, je tiens à souligner que l’ITA a remporté un premier prix au Gala des Prix d'excellence de l'administration publique 2005-2006 dans la catégorie « Rayonnement international ». Et ce n’est pas le seul puisqu’en février dernier, l'Institut de technologie agroalimentaire s'est vu décerner le prix Paul-Arthur Fortin dans la catégorie collégiale et universitaire, par la Fondation de l'entrepreneurship. Encore une fois, je suis très fier des étudiants qui se retrouvent entre les murs de l’ITA!!
Un homme occupé
En plus d’être directeur général, l’homme originaire du Lac-St-Jean est membre de plusieurs conseils d’administration dont Biopterre, duquel il est président.