RIVE-SUD
PERSONNALITÉS D'AFFAIRES
Denis Blanchet Président de Matériaux Blanchet
Nous avons eu l’opportunité de rencontrer un homme d’affaires chaleureux, enthousiaste et spontané. Même après tant d’années dans le métier, Monsieur Blanchet parle de son entreprise avec la même passion qu’à ses débuts. Nous l’avons rencontré à ses bureaux de Matériaux Blanchet à St-Pamphile.
Monsieur Blanchet, racontez-nous comment vous avez commencé?
Je suis sorti du Collège de Rimouski avec une formation en comptabilité en 1962 et j’ai passé l’été de cette même année à travailler sur la construction.
À l’automne, un ami me faisait savoir que Lagueux et Frères, aujourd’hui Maibec, se cherche un employé de bureau et c’est alors que j’applique sur le poste et j’occuperai ces fonctions pendant plus de trois ans, d’octobre 1962 à janvier 1966.
Toujours en 1966, la direction de Matériaux Blanchet m’offre un poste à la comptabilité et c’est alors que j’accepte de me joindre à l’équipe de Matériaux Blanchet. À la demande des propriétaires, j’apporterai mon support à Hervé Blanchet dans l’opération forestière et je seconderai Raymond Blanchet, au quotidien, dans l’usine. J’aurai le plaisir de seconder, pendant toutes ces années, Noël Anctil, qui m’apprendra tous les trucs du métier. J’occuperai ces multiples fonctions jusqu’en 1977, période ou les deux propriétaires décident de vendre leur entreprise et qu’avec quatre de mes collègues de cadres supérieurs, nous décidons de former un groupe pour analyser les possibilités de se porter acquéreur de l’entreprise.
Vous avez d’autres usines au Québec?
Matériaux Blanchet a acheté Fortin Lumber en 1972, au millage 42, sur la route Matagami et c’est Rosaire Dubé qui a accepté de déménager à Amos et de prendre la direction de l’usine.
Lorsque le nouveau groupe a pris possession de la compagnie en 1977, le Président et le Secrétaire-trésorier, ont cru nécessaire d’ouvrir un bureau des ventes à Québec, question d’être plus près du monde des affaires et ils ont réalisé le projet au début des années 80.
À 65 ans, commencez-vous à penser à la retraite?
Bien sûr que oui et nous avons, nous, les trois associés, l’opportunité d’avoir chacun un membre de notre famille intéressé à prendre la relève. De mon côté, c’est ma fille Manon, l’aînée, qui se prépare à prendre la direction de l’usine de St-Pamphile. Depuis quelques mois, nous sommes à analyser des formules pour officialiser le transfert des actions et aussi fixer un prix de vente raisonnable qui pourrait permettre à nos successeurs d’acquérir l’entreprise et nous permettre de pouvoir se retirer progressivement.
Nous savons que l’industrie traverse un période difficile, êtes-vous optimiste quant à l’avenir?
Bien sûr! Croyez-vous qu’on investirait autant d’argent dans la modernisation de nos équipements et qu’on penserait transférer nos actions à nos enfants si nous n’étions pas certains que leur avenir peut être prometteur. Je crois fermement que d’ici quelques années, notre secteur d’activités sera en pleine croissance et nos stratégies de développement vont en ce sens.
Vous et Matériaux Blanchet avez été des partenaires importants pour le développement de St-Pamphile.
L’Implication sociale pour notre communauté a toujours été une priorité pour Matériaux Blanchet et ses propriétaires. Nous avons participé, avec d’autres citoyens de St-Pamphile, à la réalisation de nombreux projets et avons aussi investi temps et argent afin que ces projets puissent se réaliser. Nous avons collaboré à la construction d’un toit sur une patinoire, avons participé à l’organisation d’activités de financement et quelques années plus tard, avons supporté la municipalité pour terminer le projet et transformer cette patinoire en aréna. Nous avons aussi participé financièrement à la réalisation de terrains de balle et j’ai été l’instigateur du projet d’un club de golf à St-Pamphile avec un groupe de citoyens fortement impliqués dans leur milieu. Nous avons travaillé fort à la réalisation de ce projet et le politique nous a été aussi d’un bon support, Pierre Blais, député à ce moment-là et Matériaux Blanchet a participé activement au financement et à l’achat d’équipement.
Parlons maintenant de votre famille et combien avez-vous d’enfants et que font-ils!
D’abord, il y a mon épouse Simone qui me supporte au quotidien dans tous mes projets depuis des années. Nous avons, tous les deux, la chance d’être entourés de cinq filles extrêmement dynamiques dont l’aînée de la famille est celle qui me succèdera d’ici quelque temps, Manon; Ensuite, il y a Gina, qui est avocate à Montmagny, Annie, technicienne en éducation spécialisée à la polyvalente de St-Pamphile, Stéphanie, comptable à St-Jean-Port-Joli et Karine, professeur d’anglais dans L’Islet. Nos cinq filles nous ont donné douze petits enfants que nous adorons.
L’heure de la retraite sonnera bientôt! Comment pensez-vous occuper vos temps libres?
D’abord, j’ai une belle érablière à Ste-Félicité et j’ai aussi des terres à bois qui m’appartiennent personnellement depuis des années. Ma conjointe et moi sommes aussi deux amants de la motocyclette, alors on se permettra des randonnées et l’hiver, la motoneige prendra la relève. Quand il restera quelques semaines, nous irons les passer dans les pays chauds.
En terminant, si vous pouviez changer certains moments de votre vie, que changeriez-vous?
Rien! J’ai passé de très beaux moments et je me considère chanceux dans ma vie, tant familiale que professionnelle. J’ai eu la chance d’avoir des parents extraordinaires, Élie Blanchet et Cécile Bélanger qui m’ont donné des valeurs que j’ai transférées à mes filles.
Je me considère choyé par la vie et j’ai bien l’intention de profiter de ma retraite pleinement avec tous ceux qui m’entourent.