M. Yves Lebel, propriétaire Métro Lebel à La PocatièreInforme Affaires: Monsieur Lebel, êtes-vous originaire de La Pocatière?

Yves Lebel: Je suis né à Rimouski, mais j’avais tout juste un an lorsque mes parents ont déménagé à La Pocatière.

IA: Où avez-vous complété vos études?

YL: Je suis été gradué de l’Université de Sherbrooke en faculté d’administration en 1966.

IA: Racontez-nous comment vous avez commencé dans le monde des affaires.

YL: D’abord, à ma sortie de l’université, j’ai occupé les fonctions de responsable du marketing chez Canadian General Électric pendant plus d’un pour ensuite suivre les traces de mon père dans le commerce du vêtement. Vers la fin de 1968, je travaille à monter un projet qui me tient à coeur soit celui de réaliser un centre commercial à La Pocatière et en m’associant avec Paul Martin, nous avons mis ensemble notre projet à terme.


Quatre ans plus tard, je serai devenu le responsable de huit centres commerciaux dans lesquels je démarrerai différentes boutiques dont je me retirerai au fil des ans. Au début des années 80, nous décidons de vendre tous les centres commerciaux et suite à une information obtenue de Métro de s’installer à La Pocatière, je m’associe à mon cousin, déjà propriétaire d’une petite épicerie sur la 4e avenue et nous démarrons un marché Métro en 1982. Deux ans plus tard, je me porte acquéreur, sans associé, d’un marché Métro à Chandler, en Gaspésie. En raison de la distance à parcourir, j’ai suivi un cours de pilote et j’ai achetai un avion pour me déplacer et couvrir les deux marchés.

Associé avec un homme d’affaires de l’endroit en 1986, je commence à lui vendre progressivement mes actions et je me retirerai complètement en 1992. Cette transaction me permettra non seulement, de devenir seul propriétaire du Métro de La Pocatière, mais aussi d’investir dans de nombreux projets dont l’achat des voisins du marché pour pouvoir procéder à un premier agrandissement en 2001, mise en place d’un département avant-gardiste de fruits et légumes préparés en 2002, l’acquisition de la bannière Métro Plus en 2006 et bien d’autres projets.

IA: Vous comptez combien d’employés aujourd’hui?

YL: C’est plus de cent quarante employés à plein temps et à temps partiel.

IA: Dites-moi, Monsieur Lebel, commencez-vous à penser à la retraite?

YL: Arrêter complètement, non! J’aimerais bien poursuivre mon rôle de conseiller dans l’entreprise. Maintenant, je travaille plus à la planification à long terme alors que Simon, mon fils, voit à la gestion du quotidien du magasin. Nous avons des gens responsables dans notre entreprise et pour nous, les ressources humaines, c’est très important. Nous avons un plan de formation défini et nous attachons une grande importance à sa réalisation.

IA: Parlez-nous de votre famille et est-ce qu’il y a de l’intérêt pour eux à prendre votre relève?

YL: Je suis marié depuis 1967 à Claire Beaulieu originaire de St-Honoré, dans le Témiscouata. Effectivement, comme je vous l’ai mentionné, il y a mon fils Simon qui est impliqué dans l’organisation et qui s’occupe, plus particulièrement, de la gestion et de l’administration du magasin. Simon est en voie de terminer ses études universitaires me permettant ainsi de prendre un peu plus de temps pour me consacrer à d’autres activités. J’ai aussi une fille, Édith, qui étudie actuellement en chiropractie, à Trois-Rivières.

IA: Parlant justement d’activités, vous êtes très impliqué dans le Fonds d’investissement économique régional (FIER)?

YL: Oui! C’est un projet qui me tenait à coeur et j’ai accepté de présider le conseil d’administration composé de sept membres. Nous avons réussi à convaincre vingttrois personnalités du monde des affaires à investir les fonds nécessaires nous permettant ainsi d’obtenir d’Investissement Québec plus de quatre millions de dollars ajoutés aux deux millions que nous avions déjà en notre possession et qui provenaient du milieu.

IA: Combien, votre groupe et vous, avez mis de temps à amasser ce montant?

YL: C’est plus de treize mois que nous avons passés à monter ce projet et j’y mets tout près de quinze heures de travail chaque semaine.

IA: Avez-vous eu beaucoup de demandes pour des projets?

YL: Nous avons déjà investi un point sept million de dollars sur trois projets et nous avons cinq demandes sur la table, jusqu’à maintenant, pour d’autres investissements et d’autres projets. Le territoire que nous couvrons est immense, car il s’étend de St-Roch-des-Aulnaies à Les Méchins, situé à l’extrémité est de Matane.

IA: Si vous deviez refaire votre vie, est-ce qu’il y a quelque chose que vous voudriez refaire ou si vous êtes pleinement satisfait du chemin parcouru?

YL: Vous savez, la réussite dans la vie, c’est le travail, le travail, le travail! On ne peut pas refaire sa vie et le passé oriente votre futur. Non, je suis heureux de ce que j’ai fait et je n’y changerais rien. Il y a plusieurs années, j’aurais peut-être aimé faire de la politique et j’ai déjà été approché à l’échelle provinciale, mais j’ai dû refuser en raison de mes responsabilités d’homme d’affaires. Je n’ai, par la suite, jamais regretté ma décision et j’ai préféré m’impliquer dans des conseils d’administration des organismes socioéconomiques de mon milieu.

IA: En terminant, vous êtes un grand amateur de pêche, avez-vous le temps de pratiquer votre sport favori?

YL: J’aime bien la pêche à la truite et au saumon. Je m’organise pour faire sept à huit journées de pêche annuellement avec un groupe d’amis.


Dans la catégorie : PERSONNALITÉS D'AFFAIRES

Espace Membre