IA : M. Buteau, êtes-vous originaire de Saint-Lambert?

LB : Oui, je suis né à Saint-Lambert, j’ai toujours vécu et travaillé à Saint-Lambert, bref, j’en mange!

IA : Comment êtes-vous devenu l’homme d’affaires que vous êtes aujourd’hui?

LB : J’ai commencé à travailler jeune, c’était une valeur importante chez nous. J’ai travaillé longtemps pour un épicier de qui j’ai finalement acheté le commerce. Ça fait donc 45 ans que je suis dans le domaine de l’alimentation. En parallèle, je me suis intéressé au domaine de l’immobilier. J’ai acheté quelques propriétés à Québec puis j’ai décidé de me centraliser à Saint-Lambert. De fil en aiguille, j’ai acheté des terres pour des raisons commerciales et personnelles puis est venue l’idée d’en faire des développements résidentiels. Des pourparlers avec les autorités concernées ont permis de voir l’aboutissement des trois projets résidentiels actuellement amorcés ou presque terminés.

IA : Avez-vous eu le temps de fonder une famille à travers tous ces projets?

LB : Oui, avec ma conjointe Claire, nous avons eu trois magnifiques enfants, deux filles et un garçon. Ma plus vieille, Christine, est directrice de compte pour le centre financier aux entreprises de Desjardins. Ma plus jeune, Andrée- Anne, est ergothérapeute et effectue présentement une maîtrise en Santé et sécurité au travail. J’aimais mieux qu’elles choisissent des carrières indépendantes de mon entreprise, car elles peuvent avoir une qualité de vie comparable en travaillant beaucoup moins d’heures par semaine. Pour sa part, mon fils a fait un bac en administration avant de se joindre à l’entreprise en 2002 et d’en devenir un support important. Nous avons aussi trois petits-enfants: Lorie-Jade, Alicia et Thomas.

IA : Qu’est-ce qui vous a permis de rester si longtemps dans le domaine de l’alimentation?

LB : Le public. J’aime les gens. J’aime faire affaires avec eux, les aider. À chaque jour, l’épicerie amène ses nouveaux défis. J’adore les défis. C’est d’ailleurs à cause du défi que ça représentait que j’ai décidé de me lancer dans l’immobilier.

IA : Avez-vous le temps d’avoir des loisirs?

LB : Honnêtement, je ne fais pas grandchose d’autre que travailler. Je vais passer trois mois en Floride chaque hiver. J’aime les loisirs qui me permettent de m’aérer l’esprit. Je fais du vélo, je prends des marches, mais je n’ai pas de problème à rentrer travailler chaque matin. Les nouveaux développements résidentiels sont aussi une grande source de satisfaction parce qu’ils contribuent à

l’amélioration de Saint-Lambert.

IA : Parlant de satisfaction, quelle est votre plus grande fierté?

LB : Je suis heureux d’être bien dans mon milieu et d’avoir pu y apporter quelques chose. C’est une fierté pour moi d’être impliqué et présent dans ma communauté.

IA : De quelle manière se manifeste votre implication?

LB : C’est peut-être un peu moins vrai aujourd’hui, mais je participe avec enthousiasme à toutes les activités mises en place par les différentes organisations. Je n’hésite pas non plus à commanditer les nombreux projets qui nous sont proposés chaque année par les équipes de hockey, baseball, soccer et autres. Nous avons aussi été présents pour le 150e de Saint-Lambert. Nous commanditions la Veillée des retrouvailles. C’était important pour moi, car j’avais l’occasion d’y retrouver les gens que je connaissais.

IA : Quel conseil donneriez-vous aux entrepreneurs qui se lancent en affaires?

LB : De s’administrer. C’est important d’être capable de s’administrer soi-même plutôt que de se faire administrer par un autre et d’avoir beaucoup de vision.

IA : Quand planifiez-vous prendre votre retraite?

LB : Mais je suis à la retraite! Quand j’étais jeune, je voulais prendre ma retraite à 40 ans. À 40 ans j’ai dit 50 et maintenant je réalise que ce sera ça ma retraite. Pour moi, c’est un plaisir de faire ce que je fais actuellement.

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